État bactériologique : Ce que dit le SAGE

Prescription E5–2 : Diagnostics sur l’origine des contaminations bactériologiques

Le SMEIL est chargé de mettre en place une étude afin de déterminer le niveau et l’origine des contaminations bactériologiques de l’estuaire en réalisant des suivis temporaires sur les différents cours d’eau (en concentrations et en flux) et en examinant les problématiques mises en évidence dans les schémas d’assainissement et au sein des SPANC.

 

NOTA : les données ci-dessous sont issues du tableau de bord 2013-2014. Pour des informations plus actualisées, vous pouvez télécharger le diagnostic bactériologique de l'estuaire de la Laïta (version du 10.07.2015) disponible ici (en bas de page).

Le réseau de suivi du SMEIL

En mai 2011, le SMEIL a mis en place, en collaboration avec le laboratoire LABOCEA, un réseau de suivi de la qualité microbiologique du bassin versant. Ce suivi est complété par des mesures de débits provenant soit des stations de jaugeage de la DREAL, soit des mesures réalisées par LABOCEA.

Les marchés

Marché 1

(2011-2012)

Marché 2

(2012-2013)

Marché 3

(2013-2014)

Nombre de stations

14

16

18

Substances analysées

Nombre d’E. Coli / 100ml

Conditions de prélèvement en « temps sec »

10 jours sans précipitation

Conditions de prélèvement en « temps de pluies »

Un minimum de 10mm de pluie en 24h

Nombre de campagnes en « temps sec »

3

3

3

(terminé)

Nombre de campagnes en « temps de pluies »

3

6

4

(4 sur 6)

Les stations du réseau de suivi du SMEIL (2013-2014)
Les stations du réseau de suivi du SMEIL (2013-2014)

État général

  • Mauvaise qualité du Dourdu par temps sec et par temps de pluie, notamment lorsqu'il traverse la ville de Quimperlé
  • Apport bactériologique important provenant du Frout par temps de pluie, qui se charge dès l'amont
  • Contamination marquée en amont de La Laïta
  • L’Ellé, l’Isole et le Dourdu sont responsables à 98% en moyenne par temps sec, et à 93% par temps de pluie, des apports de germes à la Laïta

-> Pour plus de détails voir ci-dessous.


Synthèse du réseau de suivi EIL sur 2011-2012
Suivi_bactério_EIL_rapport LABOCEA n°1.p
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Synthèse du réseau de suivi EIL sur 2012-2013
Suivi_bactério_EIL_rapport LABOCEA n°2.p
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Les autres réseaux de suivi bactériologique

Réseau de suivi des estuaires bretons

Depuis 1999, la DREAL et les 4 DDTM bretonnes (via les « Cellule Qualité des Eaux Littorales » ou CQEL) gèrent le réseau de suivi de la qualité des estuaires bretons. Ce réseau a pour but de surveiller la qualité des masses d’eaux de transition de 28 estuaires bretons, soit un total de 200 stations. Les prélèvements sont réalisés 6 fois par an et sont analysés pour 10 paramètres, notamment la bactériologie.


État général

  • Diminution des concentrations en E.Coli de l'amont vers l'aval de la Laïta
  • État bactériologique de l'estuaire de la Laïta considéré comme "médiocre"
  • Impact visible du Dourdu et des STEP de Quimperlé et Bigard
  • En 2013, amélioration globale de la qualité bactériologique

-> Pour plus de détails voir ci-dessous

Les stations du réseau des estuaires bretons - DDTM
Les stations du réseau des estuaires bretons - DDTM

Réseau de suivi de l'IFREMER

Prescription E5–1 : Objectif de classement qualité « B » des zones de production conchylicoles

Le SDAGE de 1996 fixe un objectif de classement de qualité B pour les zones conchylicoles au niveau des eaux estuariennes

État général


Le réseau de contrôle microbiologique des zones de production conchylicole (REMI) a été mis en place par l’IFREMER en 1989 dans un souci de santé publique. Il a pour objet d’initier le classement sanitaire et la surveillance ultérieure des zones de production, exploitées par les professionnels et classées par l’administration. Sur la base de dénombrements dans les coquillages vivants des Escherichia coli, bactéries communes du tube digestif de l’homme et des animaux à sang chaud, utilisées comme indicateur de contamination fécale, le REMI vise à :

  • estimer la qualité microbiologique des eaux conchylicoles et suivre leurs évolutions temporelles ;
  • détecter et suivre les épisodes inhabituels de contamination.
  • Dégradation de la qualité des eaux conchylicoles depuis 10 ans
  • Classement C persistant depuis 2004, en B depuis 2015

-> Pour plus de détails voir ci-dessous.


Eaux de baignade

Les eaux de baignade font l’objet d’une surveillance régulière en vue d’assurer leur conformité avec les normes sanitaires. La directive 76/160/CEE fixe les critères minimaux de qualité auxquels doivent répondre les eaux de baignade que ce soit en termes de valeurs « limite » des substances polluantes, qu’en fréquence d’échantillonnage et type d’analyse. Cette directive a été abrogée le 31 décembre 2014 et remplacée par la directive européenne 2006/7/CE dans le but d’être en cohérence avec la DCE mais aussi de simplifier les procédures et les méthodes utilisées. Les limites de qualité des eaux de baignade sont encore plus restrictives et donc un effort supplémentaire sera à fournir pour obtenir une qualité favorable. Les analyses sont effectuées pendant la saison balnéaire et sont pilotées par l’ARS.

État général

  • En 2013, tous les sites de baignade sont classés en bonne qualité
  • De 2010 à 2013, un seul classement C (Le Bas Pouldu, 2012)
  • D’après la Directive de 2006, tous les sites de baignade sont classés en excellente qualité sauf le Bas Pouldu et l’étang de Pontigou qui sont considérés en bonne qualité (classement sur la période 2010-2013).

-> Pour plus de détails voir ci-dessous.

Qualité des eaux de baignade
Qualité des eaux de baignade

Partie Etat bactériologique - Tableau de bord 2013-2014
TdB_2013.2014_Enjeu_5_EtatBactériologiqu
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